INFRAROUGE : le ski

skiokok

Faire son fossile en parlant de l’époque où on skiait en jean-guêtres

Souvenirs souvenirs ! Ah cette grande époque ou pour faire son intéressant(e) on enfilait son jean

pour avoir la classe on ice. Et les guêtres, pour que la neige ne rentre pas dans les chaussures, le

comble du shine aussi. Pourtant aujourd’hui, face à des moins de 40 ans, vous passez pour un

skieur  ancien. Vos souvenirs sont à la fois trop frais (il n’y a pas  encore prescription) et trop

vieux (qui peut imaginer une telle tenue). Ne boudez donc pas et réservez vos mémoires de style

à votre génération. Qui elle aussi se souviendra avec des « ah oui, oh la la quelle dégaine… ».

Mieux que si on vous archive dans la catégorie not shine non ?.

Emmener sa belle mère « la seule qui ne skie pas » pour les courses et le ménage

Qui peut encore croire que c’est shine autrement dit que ça vient du fond du cœur d’emmener

belle-maman en vacances ? Que c’est hyper sympa de lui faire partager ses merveilleux moments

en famille et entre amis, au lieu de la laisser jouer au scrabble toute seule chez elle ? « Elle aime

être occupée ! », la fameuse raison pour justifier son planning courses et ménage, sur un rythme

effréné, comme vous êtes 10 dans le chalet. Not shine ! Et surtout ca suffit. Quand on pense que

personne en fin de séjour ne va remarquer cette pauvre femme les mains pleines de crevasses à

cause du trio fatal duo liquide vaisselle/températures polaire/sac de courses qui scie les doigts.

Oui c’est peut être un peu extrême, mais qui veut être shine, il ne faut pas se cacher derrière son

petit doigt.

Faire un scandale à la supérette de la station parce qu’il n’y a pas de produits sans gluten

C’est vraiment très caricatural et pourtant… le citadin au milieu des alpages, est une source

intarissable de shinenotshine. Pas question de juger cette nouvelle hygiène de vie alimentaire que

ce soit par mode ou pour de vraies raisons, Normal, qu’on ait donc du mal à bouleverser son

équilibre pour une semaine de vacances. Mais dans les superettes d’altitude, la tendance est plutôt

terroir et pas vraiment intolérances alimentaires. Alors au lieu de s’énerver pour rien et de se

venger sur la caissière saisonnière, on prévoit son stock et ses produits fétiches dans ses bagages.

Ni vu, ni connu et sans la queue à la caisse en plus ! Shine !

Téléphoner à son bureau dans les oeufs en parlant très fort

Quelles raisons complètement not shine peuvent bien pousser un salarié en vacances à appeler

son entreprise à cet instant là ? Montrer aux autres passagers que l’usine est amputée de sa sève ?

Prouver que pendant ce temps les dossiers importants sont aussi gelés que la piste rouge en

dessous ? Déguiser un ennui profond ? Se venger sur ses collègues sans vacances ou au contraire

alléger sa culpabilité ? Peu importe. L’endroit exigu de l’œuf n’est pas adapté à une conversation

téléphonique en volume 28, le sujet n’intéresse personne, et surtout : vive les vacances ! Donc si

le bureau est trop loin, il conviendra de prendre plutôt la navette, direction la gare  !

Manger comme 4 parce qu’en altitude c’est pas pareil

Il ne serait pas shine de juger une consommation démesurée de raclettes, charcuteries du pays,

tartes aux myrtilles et autres crèmes de la ferme… Chacun fait ce qui lui plait. En revanche tenir

des théories bancales sur le fait que plus il fait froid, plus on peut manger en quantité

astronomique et faire exploser le compteur des calories : c’est une légende. Bien sûr on est en

vacances, bien sûr on a qu’une vie, mais ensuite on le paye très cher. De retour en ville, on

regrette, on pleure même à cause d’un jean qui donne l’impression que la circulation sanguine est

ralentie à l’intérieur. Sous son bronzage pruneau, les excès commencent à laisser des traces. On

boude à mort. Tout ça pour une overdose de reblochonnade ? Un conseil : doser ses pulsions

c’est shine.

Et aussi,

Jeter ses papiers de barre chocolatée par-dessus le télésiège parce que ca peut faire plaisir

aux marmottes

La vie n’est pas une publicité, les marmottes préféreraient le chocolat à l’emballage, la fonte des

neiges n’est pas une usine méga organisée avec tri selectif des déchets. Donc si on résumé : les

poches c’est fait pour quoi ?

Faire la queue au tire-fesses en attendant ses 10 amis qui passeront devant tout le monde

Sympa de se dévouer pour les autres, mais comment peut-on encore ensuite s’étonner que les

skieurs congelés derrière dans la queue, n’aient pas envie de planter tous leurs bâtons comme des

aiguilles une poupée vaudou ?

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